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Mardi Gras d'hier et d'aujourd'hui - Mars 2014

Mardi Gras : l'(ex)exception peyrehoradaise..

Le Mardi Gras précède le mercredi des Cendres, qui marque le début du Carême... Peyrehorade a longtemps été une exception culturelle, voire cultuelle. Pendant qu'une bonne partie de la planète démarrait la période de jeûne, les peyrehoradais faisaient la fiesta. Et le rugby, comme il se doit, était au cœur de la fête. 

Les plus grands sont venus

François Coulinet, vice-président du club, se souvient de ces mercredis des Cendres d'antan, journée de liesse avec le marché des boeufs gras le matin, les manèges de la place Aristide Briand, le grand match de rugby l'après-midi et le bal payant très fréquenté du soir. « Le match de rugby était un match de gala, où le Peyrehorade Sport Rugby était amené à se frotter aux Lourdes et Agen de la grande époque, mais aussi aux sélections régionales dans lesquelles on trouvait les étoiles du rugby de l'époque. Prat, Dauger, Albaladejo, Boniface, et beaucoup d'autres ont foulé la pelouse de Peyrehorade. L'après-match était aussi un grand moment de fraternité, avec le repas gastronomique offert par le PS Rugby ». Inutile de préciser que les entreprises accordaient un jour de congé ce jour-là et que les écoliers n'allaient pas à l'école*...

Cette tradition du mercredi des Cendres s'est progressivement "éteinte" au début des années 70. Mais certains s'attachent à la perpétuer, notamment les familles Datchary et Lajus, toutes deux marquées du sceau du rugby de terroir. Pour le jour des Cendres de mercredi dernier, elles étaient une fois de plus présentes sur le marché aux bovins. On pouvait y admirer deux belles blondes d'Aquitaine (et un veau) en tenues d'apparat, élevés dans la ferme Cazalon des Lajus, et achetés par la boucherie Datchary. Dans ces familles, on joue au rugby de père en fils, et une fois la carrière terminée, chacun contribue à la bonne marche du club. Chez les Datchary, Jean-Pierre (le père) et Michel (le fils) sont aujourd'hui de solides partenaires du club. Même chose chez les Lajus : Julien est une pièce maîtresse de l'équipe fanion, à une place (deuxième ligne) occupée auparavant par son père Bernard, qui est resté très impliqué dans la vie du club.

 

*En fait, nous rapporte Féfé Coulinet, il n'y avait jamais école à Peyrehorade le mercredi, pour cause de marché (les jeunes aidaient leurs parents, très nombreux à faire le marché). Par contre, ils y allaient le jeudi, au contraire des écoliers des autres communes.