Peyrehorade Sport Rugby Pays d'Orthe : site officiel du club de rugby de PEYREHORADE - clubeo

Nafarroa
Championnat
15
12
22 avril 2018 00:00
NC
00:00 - 22 avril 2018
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A la fin du compte-rendu du match, vous trouverez un entretien avec Régis Castetbon et Thierry Ferrand,  les co-entraîneurs (en partance) de l'équipe A

 

Nafarroa - Peyrehorade : 15-12 (mi-temps : 6-5)

Match de haut-vol...

Peyrehorade a livré une performance de haut vol chez le leader Nafarroa. Haut vol, que vous dites ? Oui, au propre... et, hélas, au figuré.

Pour se qualifier, il lui fallait les 5 points de la victoire bonifiée et espérer que Morlaas (qui le précède de 3 points au classement) ne ramène rien de son déplacement au Boucau. Boucau-Tarnos (qui n'avait rien à gagner ni à perdre) a respecté l'éthique sportive et l'a emporté : pour la petite histoire, il a été réduit à 14 au bout d'une demie-heure et a marqué à la 82ème minute l'essai qui prive Morlaas du point de bonus défensif (et aurait pu lui valoir d'être éliminé...).

A Nafarroa, par contre, il y a beaucoup à dire sur l'éthique sportive. On a vu un bon match, avec une domination d'ensemble de Peyrehorade, qui a marqué deux essais, contre aucun pour Nafarroa. Mais les Verts ont été injustement privés du bonheur qu'ils méritaient. Il leur manque un essai, qui leur aurait assuré la victoire bonifiée. Le problème c'est que cet essai, il leur a été refusé. Et plutôt deux fois qu'une ! Jusqu'à l'heure de jeu, les débats s'étaient bien passés, le match était agréable et globalement équilibré, l'arbitrage correct. Le début des ennuis commence à la 68ème minute, alors que Peyrehorade avait déjà marqué ses deux essais (le score était alors de 12-12). Peyrehorade est à la manœuvre, Discazeaux tape à suivre pour lui-même dans l'en-but, il a une dizaine de mètres à courir avant d'aplatir. Là-dessus, il est plaqué sans ballon, de surcroît par une "cuillère", ce qu'interdit le règlement spécifique à la Fédérale 2. Au lieu d'accorder l'essai de pénalité (et un carton), l'arbitre, qui avait pourtant fait une belle course pour être près de l'action, ne dit rien ! Autre exemple : à quelques minutes de la fin, suite à une pénalité jouée à la main, Lescoulié aplatit derrière la ligne : l'arbitre refuse l'essai au prétexte qu'un joueur adverse était dessous pour l'empêcher d'aplatir (on a demandé à voir, la vidéo ne laisse pas planer de doute...). En cette fin de match, alors que les Verts accumulent les situations dangereuses, il y a aussi ces coups de sifflets intempestifs à leur encontre. Ainsi, cette touche captée par Dubois sur la ligne d'en-but,... prétenduement pas droite. Quand on sait combien les Verts sont performants dans les enchaînements pénaltouche-groupés pénétrants (sur ce match, du moins)... Il y a surtout ce groupé pénétrant en fin de match où une fois de plus, le pack vert emporte tout sur son passage... et prend une pénalité contre lui ! Là, c'est la goutte qui fait déborder le vase, le capitaine Cassagne a bien du mal à calmer les siens, révoltés et révulsés. Il faut dire que tout au long du match, il était venu à de multiples reprises demander des explications à l'arbitre, et à voir sa mine dubitative à chaque fois, on se disait que ça ne servait pas à grand chose...

Le match ne peut pas être réduit à ces contrariétés. On dira d'abord que Peyrehorade n'a pas tenté une seule pénalité et il en a eu pas mal (c'est souvent comme ça, quand on domine). Comme il lui fallait gagner en marquant au moins trois essais de plus que son adversaire, alors toutes les pénalités ont été converties en pénaltouches ou jouées à la main. On signalera aussi que le match s'est disputé sur un terrain sec, ce qui n'était pas arrivé depuis bien longtemps. Des deux côtés, ça allait vite, les passes étaient bien ajustées, les joueurs se trouvaient. Le plus beau mouvement est peut-être celui de la 10ème minute, où l'on a vu l'attaque peyrehoradaise déployée sur deux lignes parallèles, sans passage par le sol, et au final un beau débordement (même si l'ailier a été finalement projeté en touche). Autre fait d'armes, à la 27ème minute, on voit un arrêt réflexe de Berraute, qui récupère adroitement un coup de pied à suivre au ras du sol et repart illico à l'attaque. A la 76ème minute, on a vu une nouvelle attaque splendide, on ne vous la raconte pas, on ne s'en souvient plus très bien. Mais l'arme fatale de Peyrehorade en ce dimanche, c'est le groupé pénétrant. Le premier à aller à dame, c'est juste avant la mi-temps, alors que les Verts sont privés de Darmanthé, qui purge un carton blanc (10 minutes). Une pénaltouche jouée courte sur Garcès, le regroupement s'organise autour de lui, il change d'axe de progression et c'est Bonnemayre qui aplatit. Le deuxième a lieu 10 minutes plus tard, au début de la seconde mi-temps. Là aussi, pénaltouche, on avance on avance, en face on n'a pas assez d'essence, et l'arbitre, pour l'heure bien inspiré, file au milieu des poteaux pour accorder un essai de pénalité. Peyrehorade passe devant (9-12). A la 57ème minute, encore un groupé pénétrant : tout le pack, aidé de nombre de trois-quarts, s'écroule derrière la ligne. L'arbitre n'accorde pas l'essai, estimant qu'un basque s'est mis dessous pour empêcher un vert d'aplatir. A la 73ème minute, bis repetita, même action, à nouveau un essai en vue, mais encore bernique. Sur ces faits là, on ne dira rien de désobligeant, il était sans doute difficile de trancher. Par contre, tout ce qui s'est passé après, la cuillère sur Discazeaux en position de pointer, l'essai refusé sur le ballon porté, les actions incompréhensivement annihilées par l'homme au sifflet, c'est impossible à digérer...

Régis Castetbon, le co-entraîneur des Verts disait il y a quelque temps que pour se qualifier, il faudrait peut-être un peu de chance. Là, ça a été pire. Les Verts n'avaient pas besoin d'un coup de pouce, il leur fallait juste un arbitrage décent. Ils avaient le niveau (Nafarroa, largement dominé, jouait la première place de la poule, c'est dire...), les voilà privés de phases finales, avec tout l'engouement qu'il y aurait eu autour, sans parler que question finances, ça aurait mis du beurre dans les épinards...

Jean-François Peyrucat

Ils ont dit :

Anthony Cachenaut, capitaine de Nafarroa, à Sud-Ouest : « Le match a été compliqué face à une équipe joueuse qui était venue chercher le bonus offensif. Malgré quelques erreurs, nous les avons contenus grâce à une grosse défense. Nous avons réalisé une bonne première partie de saison, à confirmer en phase finale ». 

Cyril Cassagne, capitaine de Peyrehorade, à Rugby Amateur : « Il nous fallait une victoire bonifiée et une défaite de Morlaas sans bonus… On perd de 3 points en ayant marqué deux essais de plus que Nafarroa et on nous refuse au moins deux essais! C‘est malheureux mais l‘arbitre n‘a pas été au niveau de ce match ! Et Morlaas perd sans bonus ! Déçu… Maintenant vacances… Un peu trop tôt malheureusement ! »

Geoffrey Dongieux (capitaine de Boucau/Tarnos) à l'issue de sa victoire sur Morlaas (déclaration faite à Rugby Amateur) : « Une victoire compliquée face aux anciens pros palois. Notre solidarité et notre abnégation ont fait la différence. On peut encore féliciter Mathieu Ospital pour son seul essai en 3 ans… Et dire qu‘il a maintenu le club… Dommage que les peyrehoradais n‘aient pas gagné avec le bonus offensif car on avait fait le nécessaire pour qu‘ils se qualifient ! ». Sympa, non ?

 

LIEU Saint Jean Pied de Port (stade Jauregui) - TEMPS : Beau, terrain excellent - SPECTATEURS : 1150 - ARBITRE : Marc Dos Santos (Comité Côte d'Argent)

 

Pour Nafarroa : 4 pénalités (15e, 37e, 43e, 57e) et 1 drop (77e) de Gueçaimburu

Pour Peyrehorade : 2 essais de Bonnemayre (40e), de pénalité (51e).

 

Les équipes

Nafarroa Cadot (Barnetche 64e) – Texier, A. Tissier, Erguy (Goicohechea, 57e), Bascans - (o) Gueçaimburu, (m) G. Tissier – M. Iphar, Gastambide (Bidegain, 47e), A. Cachenaut (cap) – Carricart (Brust, 53e), Anxo (R. Cachenaut, 72e) –Jaureguiberry (Bidart, 62e), I. Iphar, Diriart (Toro, 62e).

Carton jaune : Toro (70e)

 

Peyrehorade Berraute (Iralde, 64e) – Teiletche, J. Bourlon, M. Bourlon (Garcia, 53e), Discazeaux – (o) Gatuingt (Pasquier, 47e), (m) Cibé  – Darmanthé, Cassagne (cap), Dubois (Sandrez, 57e) – Darricau, Garcès (Adami, 57e) – Mahamat (Dufau, 57e), Bonnemayre, Darrieumerlou (Lescoulié, 57e).

Carton blanc : Darmanthé (35e)

 

Entretien avec Régis Castetbon et Thierry Ferrand, co-entraîneurs (en partance) de l'équipe A

« 5 ans, c'est très bien mais il ne faut pas abuser... »

Commençons par la fin, c'est-à-dire cette saison. A la dernière journée, vous étiez encore en course pour la quatrième place qualificative. Quand on voit le contexte de cette saison (départs de joueurs importants, sous-effectif chronique, n'est-ce pas finalement votre saison la plus enrichissante (sur le plan humain) ?

Régis Castetbon. Toutes les saisons ont apporté des moments forts, celle-ci méritait une récompense mais nous en avons été privés pour des raisons que tout le monde connaît*...

Thierry Ferrand. Lorsqu'on est dans la "facilité", tout est plus facile ! Quand on doit serrer les rangs, il faut se décarcasser un peu plus ! Du coup, il me semble que les relations humaines sont plus chaleureuses et que les liens affectifs se renforcent. Notre rugby devient plus "familial".

*Lors du dernier match contre Nafarroa, Peyrehorade avait fait ce qu'il fallait. Mais un arbitrage déficient l'a privé du troisième essai qui l'aurait qualifié pour les phases finales...

 

Cette saison, Peyrehorade n'a pas paru mieux armé que la quasi-totalité de la poule et pourtant vous terminez solide 5ème, avec une marge confortable sur vos poursuivants. Peyrehorade, qu'est-ce qu'il a, et que les autres n'ont pas" ?

Thierry Ferrand. Même réponse que pour la question précédente : l'affectif ! Nos joueurs sont un peu nos fils, et ils jouent au rugby comme on les a éduqués, avec amour !

Régis Castetbon. C'est culturel et historique, Peyrehorade a souvent su renverser des montagnes. Le club s'était peut-être un peu endormi, il s'est réveillé à tous les niveaux. Et la récompense cette saison, c'est le parcours des jeunes en championnat de France. C'est de bon augure, ils seront les joueurs de Fédérale 2 de demain .

 

Revenons-en à vos débuts ici en septembre 2013, où vous récupérez une équipe qui vient de descendre en Fédérale 3, après avoir traîné sa misère en Fédérale 2 pendant plusieurs années. Vous aviez entraîné ensemble les juniors Reichel de Biarritz, puis séparément les seniors de Hendaye (Régis) et de Larressore (Thierry), qu'est-ce qui vous avait motivé pour venir ici ?

Régis Castetbon. L'amitié...

Thierry Ferrand. J'avais déjà participé à l'histoire de Peyrehorade, en temps que joueur (16 saisons...). Il y a 5 ans, le groupe senior était en difficulté sportive et mes copains de Peyrehorade sont venus me solliciter à Larressore pour commencer une nouvelle aventure avec le club. Je me trouvais très bien à Laressore, il m'a été plus que difficile de quitter ce club. Mais Peyrehorade est mon club de cœur, j'y avais connu de grandes joies et émotions, j'y ai des amis, ma belle-famille, alors... C'est un club solide, qui a une très bonne réputation, une bonne formation de jeunes... et il m'était insupportable de le laisser en souffrance. Mais pas dans n'importe quelles conditions ! Mes affinités avec Régis, dans la vie et sur notre rugby, l'expérience que nous avions en commun, la confiance des présidents et surtout la liberté d'exercer qui nous était laissée, m'ont décidé à me lancer dans cette nouvelle aventure. 

 

Les débuts sont cahin-caha mais grâce à un bon final, vous vous qualifiez pour les phases finales (chute au premier tour contre Hasparren). Quelles ont été les recettes du redressement ?

Thierry Ferrand. Il a fallu faire changer l'état d'esprit des joueurs qui avaient vécu ce traumatisme du maintien arraché difficilement saison après saison. Nos joueurs ne devaient plus jouer pour "ne pas perdre", mais pour gagner. Il fallait faire évoluer le projet de jeu des équipes seniors, avec d'autres méthodes, des exercices différents à l'entraînement, une préparation physique différente, et surtout dialoguer avec les leaders de ce groupe. Tout ça a pris du temps !

Régis Castetbon. La première saison était consacrée à la mise en place, à la découverte, sportive et humaine, la deuxième à la réalisation des ambitions d'alors. Et nous remontons alors en Fédérale 2.

 

Vous venez d'évoquer le dialogue avec les leaders du groupe. Le premier résultat, ça a été le changement de capitaine. Un peu dur, non ?

Régis Castetbon. Ne vous méprenez pas sur le sens de ce changement. Ce n'était ni un choix délibéré, ni la recherche d'un choc psychologique, et encore moins un désaveu ! En discutant avec Cyril Cassagne, on a découvert que c'était un leader très impliqué, avec un sens aigu du collectif, et surtout quelqu'un de très perfectionniste. Il cherchait à être plus performant dans ses tâches et il s'est mis un peu en retrait au niveau du capitanat mais leader il était, et leader il est resté.. Lionel Penalva a pris le capitanat la première année. La deuxième, ça a été Julien Bourlon mais Cyril était co-capitaine puis il l'est redevenu à temps plein quand Julien a suspendu provisoirement sa carrière sportive.

 

Est-ce qu'il y a eu des éléments fondateurs qui ont servi de déclic pour la suite ?

Régis Castetbon. Il y a eu du bon et du moins bon mais dans les deux cas, ça nous a permis d'avancer. La première saison, il y a eu la honte et la colère qui ont suivi la défaite à Monflanquin. La deuxième saison, il y a eu le match nul (au match retour) et la victoire (en 1/16ème de finale) à Pamiers. La troisième saison, on a eu la grosse satisfaction de gagner contre St Jean d'Angely et de faire match nul contre Niort, qui sont montés en Fédérale 1. L'an dernier, la victoire à Hendaye (qui est également monté en Fédérale 1 en fin de saison) a également été un grand bonheur, et la 4ème place décrochée à l'issue des matchs de poule. Et puis cette saison, il y a cette performance chez le leader Nafarroa, où nous avons été volés, avec cet essai qui nous manque et qui nous aurait qualifié pour les phases finales.

Thierry Ferrand. Bien-sûr, des moments de joie ou de frustration, il y en a eu... Mais pour moi, la voie du travail dans la continuité, avec notre fil conducteur qui est notre philosophie du jeu, est l'élément clé.

 

Que retiendrez-vous plus particulièrement de votre quinquennat ?

Régis Castetbon. Sportivement, la progression de l'équipe qui est passée du statut de reléguée en Fédérale 3 à une équipe qui peut jouer maintenant la qualification en Fédérale 2. Humainement, d'avoir été accepté dans une grande et belle famille, le Peyrehorade Sports, ses dirigeants, ses bénévoles, ses supporters.

Thierry Ferrand. Beaucoup de choses également. Mon retour dans le club où j'avais déjà passé 16 saisons de ma carrière rugbystique. Cotoyer de nouveau mes amis. Découvrir de nouvelles personnes (dirigeants, joueurs, entraîneurs, supporters). Redécouvrir certains joueurs que j'avais déjà entraînés à Peyrehorade ou en juniors à Biarritz. Avoir redonné de la joie aux supporters du club. Une belle aventure humaine, quoi !

 

Vous n'avez pas parlé de Gruissan, où vous aviez battu Annecy en demie-finale du championnat de Fédérale 3, et où il vous avait fallu revenir une semaine après parce que votre victoire ait été invalidée pour un vice de forme...

Régis Castetbon. Gruissan restera gravé à jamais. Il est en effet extraordinaire d'avoir vécu, à 8 jours d'intervalle dans le même lieu et avec les même individus, la joie immense de l'accès à la finale puis la détresse immense d'en avoir été privé. Et tout ça, avec une belle injustice... A l'issue du premier match, les joueurs d'Annecy avaient sportivement admis leur défaite mais leurs dirigeants d'alors s'y entendaient en procédures...

Thierry Ferrand. Je ne suis pas un homme des événements, ma mémoire est très sélective. Ce que je retiens surtout, c'est le continuum des relations humaines qui peuvent être tissées au fil de notre aventure. Et la preuve en a été donnée lorsque les joueurs, dirigeants et supporters se sont unis au soir du dernier match à Peyrehorade contre Hagetmau, pour nous remettre à chacun un maillot du club floqué à nos surnoms (Régizzz et Chinois), dédicacés par les joueurs. Quelles émotions !

 

Qu'est-ce qui vous conduit à partir, alors qu'il y a de toute évidence une osmose entre vous et vos joueurs, et qu'année après année, vous avez toujours fait mieux* que la saison précédente ?

Régis Castetbon. La place dans la poule, elle a le sens que lui donne le règlement. Si le règlement de cette année avait été en vigueur l'an passé, nous aurions été qualifiés pour les phases finales et Nafarroa n'aurait pas été qualifié (rappelons que le règlement d'alors prévoyait un match de barrage entre le 4ème et le 5ème, et Peyrehorade avait été éliminé sur un drop encaissé à la dernière seconde du match retour). Cette saison était la plus dure, avec une poule de 12 au lieu de 10, des derbys, du mauvais temps... L'équipe a eu le mérite d'y croire jusqu'à la dernière minute de ces 22 matchs.

Après 5 saisons il faut passer le relais, c'est la vie des clubs et des entraîneurs, nous ne sommes pas Guy Noves et Arsène Wenger. C'est un privilège d'avoir entraîné ce groupe, c'est un privilège de quitter ce club sachant qu'on y reviendra avec grand plaisir . 

Thierry Ferrand. Personne ne nous a poussés dehors ! C'est la fin d'un cycle, comme on dit. Pour que les résultats continuent à être réguliers et positifs, il faut que les joueurs puissent se régénérer avec un nouveau discours, de nouvelles méthodes d'entraînement, de nouvelles ambitions, etc. Le Peyrehorade Sports a des valeurs qu'il continuera à développer pendant longtemps j'espère. N'en déplaise à certains !

*C'est le cas encore cette année puisqu'il termine 5ème/12, ce qui est mieux (au sens mathématique) que 4ème/10 

 

Pourquoi parler de fin de cycle ?

Régis Castetbon. On évoquait cela en se situant à notre niveau d'entraîneurs. Il faut savoir qu'au fil des ans, on a tissé des liens affectifs avec nos joueurs et des deux côtés, il y a un risque que chacun s'installe dans son petit confort, qu'il y ait des petits relâchements ici et là, qu'on accorde un peu trop de tolérance,...et ceci n'est pas bon pour la recherche de la performance. Avec de nouveaux entraîneurs, sans à-priori, tout le monde se remettra en cause et aura à cœur de s'imposer.

 

Parmi les raisons de votre départ, est-ce que l'éloignement a joué. Vous aviez tous deux votre vie professionnelle sur la côte basque, ça faisait beaucoup de déplacements...

Thierry Ferrand. Ce n'était pas une contrainte. Nous faisions du co-voiturage, nous discutions beaucoup, la voiture servait de salle de réunion !

 

Malgré les problèmes que vous avez connus cette année, vous avez toujours eu une position relativement confortable au classement. Malgré cela, est-ce que la saison a été stressante ? Est-ce que l'objectif des présidents (décrocher la qualif) a été obsessionnel ?

Régis Castetbon. En cinq ans, les présidents nous ont laissé évoluer dans la sérénité sans jamais mettre de pression. C'était bien agréable, c'est peut-être une des raisons des résultats.

Thierry Ferrand. En ce qui me concerne, la pression, il n'y a pas besoin des autres, je me la mets tout seul ! Il était impensable que la qualification ne soit pas notre objectif lors de cette cinquième saison. Il était impossible de dire aux joueurs que nous allions jouer le maintien ou le "ventre-mou" de la poule après ces quatre premières saisons. Ils n'auraient pas compris. Lorsqu'on aborde un match, c'est toujours pour le gagner. Sinon, ce n'est pas la peine de le jouer...

 

Dans un entretien que nous avons fait il y a quelque temps, Régis disait qu'il trouvait qu'avec le passage à 12 clubs par poule, il y avait trop de matchs. Pourtant, dans le temps, il y en avait beaucoup plus (une trentaine de matchs dans les années 90), les joueurs étaient tout aussi amateurs et les matchs n'étaient pas de tout repos. Qu'est-ce qui a changé pour que les choses soient devenues plus difficiles ?

Régis Castetbon. La société a changé, il faut vivre avec son temps, regarder dans le rétro ne sert à rien...

Thierry Ferrand. C'est vrai, de nos jours, les joueurs ont besoin de plus de temps libre pour exercer leurs hobbys autres que le rugby ! Cela dit, pour revenir aux temps anciens, du temps où je jouais, le rugby allait moins vite, il était moins engagé physiquement. Les effectifs de joueurs étaient plus fournis. Il était pratiquement obligatoire que les clubs s'engagent dans les divers challenges proposés selon leur niveau (Du Manoir, Espérance, Essor, Espoir, etc...). Et en plus, il y avait les matchs de préparation dits "amicaux"... C'est vrai, il y avait plus de matchs, mais est-ce que c'était mieux ?

 

Connaissez-vous personnellement vos successeurs ? Est-ce qu'ils vous ont contacté pour démarrer avec un maximum de billes ?

Régis Castetbon. Non, il ne m'ont rien demandé. Je connais juste Pascal Idieder, qui était un adversaire à l'Aviron Bayonnais lorsque j'entraînais les Reichels du Biarritz Olympique.

Thierry Ferrand. Je les ai cotoyés après un match à Larressore que je suis allé voir récemment. Je suis prêt à leur parler du Peyrehorade Sports pour les aider s'ils le désirent. Ils le savent.

 

Quels sont vos projets pour l'avenir proche ?

Régis Castetbon. En matière de rugby ? Nous ne sommes pas saturés, nous sommes prêts à repartir avec un nouveau projet. Nous avons eu des contacts, nous verrons bien... Mais si nous repartons pour un tour, ce sera tous les deux ensemble, sinon rien...

Propos recueillis par Jean-François Peyrucat

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STATS éQUIPE

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CLASSEMENTS

classement club points joués gagnés nuls perdus + - Diff essais + essais- Bo Bd
1 Nafarroa 75 22 16 0 6 504 285 219 58 28 7 4
2 Orthez 74 22 16 0 6 497 312 185 45 23 5 5
3 Mauléon 73 22 15 1 6 508 312 196 58 21 6 5
4 Morlaas 64 22 13 1 8 499 331 168 54 21 6 6
5 Peyrehorade 61 22 13 0 9 436 417 19 38 36 1 8
6 St-Paul-lès- Dax 53 22 11 1 10 368 395 -27 37 33 3 4
7 Boucau-Tarnos 50 22 10 1 11 420 412 8 33 40 1 7
8 Hagetmau 43 22 9 0 13 354 459 -105 26 39 1 6
9 Lourdes 37 22 8 2 12 384 476 -92 34 48 0 5
10 Hasparren 33 22 6 1 15 329 488 -159 26 51 1 6
11 Aire-sur-l'Adour 33 22 6 1 15 319 546 -227 30 59 3 4
12 Ger Serron Bedeille 24 22 4 2 16 337 522 -185 25 65 0 4
piliers
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2ème ligne
3ème ligne
demi de mêlée
demis d'ouverture
trois-quarts
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LES U6 VAINQUEURS DU TOURNOI DE ST-PAUL-LÈS-DAX

Le matin les U6 affrontent Capbreton (victoire 5-2), Narosse ( victoire 4-2), St-Paul-lès-Dax (victoire 4-2) et enfin PouillonHabasLabatut (match nul 2-2). Belle matinée, les enfants se battent et font preuve de beaucoup de courage. Ils terminent 2ème à égalité de points avec PHL premier.

Au classement général de la matinée, ils se retrouvent 3ème à égalité avec PHL et Dax .

L’après-midi, dans une poule relevée composée des 5 premiers du classement général de la matinée, ils ont affronté successivement Soustons (2-2), Dax  (victoire 3-1), PHL (2-2) et Tyrosse (victoire 5-2).

Peyrehorade est la seule équipe à ne pas connaître la défaite sur ce tournoi et termine premier. Bravo à nos petits champions.

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